Particules
De l'art de ne s'amuser d'un rien ? Photo de meilleure résolution en cliquant dessus.
Des mes impressions, certaines idées et photographies qui vont avec.

Bon, donc comme le titre l'indique, demain direction aix. Pour pas plus de deux jours je pense mais on verra bien. Celle que doit partir avec moi, je n'ai pas pu la joindre depuis trois jours ! Celui qui devait me rapeller en fin de semaine, je l'attends toujours lui et son coup de fil. Ca promet. C'est quand même cool. Emilie, première fois qu'on sort ensemble plus d'un après-midi (j'exagère, mais de peu). Une des très rares soirées qu'on aura eu. Je doute que ça lui plaise. Soirée électro dans un resto qui pour le coup ne fait pas resto...enfin j'espère, j'ai pas de tunes pour le resto. Je vais prendre l'appareil photo, histoire d'immortaliser. j'ai si peu de photos d'elle. Elle en a quasiment pas de moi. Quand j'y pense, je trouve ça étrange, pas dommage, que nous ne nous soyons jamais fait un seul cadeau...si ce n'est des chocolats de mon côté. Mais je n'ai jamais fêté son anniversaire - je ne fête plus le mien depuis des années. Allez. Go ahead, tête baissé.
Non, non. Ce n'est pas ironique bien que. Je viens d'avoir la réponse de la patrone de ma mère. Elle me prend pour ranger la cave de l'entreprise : la cave, c'est-à-dire les archives. Boulot passionnant s'il en est mais quand on a besoin de sous, non pas pour vivre mais pour s'amuser de la même manière on ne crache pas dans la nourriture. Enfin, ce qui est amusant c'est qu'il y a un mois que j'attends cette réponse. C'était d'abord des questions de montages financiers puis dernièrement de morale : si j'embauche le fils d'un cadre on va crier au scandale; c'est pourquoi je ne commence que dans quinze jours. Quinze jours, pour quelle raison ? Parce que Madame la directrice mettra une annonce d'emploi dans le bâtiment pour qu'on se présente s'il l'on souhaite travailler à ranger ces foutues archives et cette cave poussiéreuse. Il faudra déposer CV, etc. Seulement, le gagnant est connu d'avance ! C'est moi. Infame manigance patronesque. Je ne m'en plains pas, ce sera mon premier emploi et me fera le lien avec le festival.
Je prends un plaisir fou à entendre sa voix, l'entendre pas l'écouter, les mots n'ont pas si grande importance, qu'avons-nous à nous dire dans la vie, sinon bonjour, bonsoir, je t'aime et je suis là encore, pour un peu de temps vivante sur la même terre que toi. Que ma mère me fasse part de ses idées sur la mariage ou qu'elle me détaille la recette du lapin aux groseilles, c'est pareil. Les paroles changent,la voix demeure, la voix qui fait son travail esseniel, qui salue, qui répète, qui insiste : je suis là et donc tu es là aussi, vivante comme moi - pourquoi inventer plus, c'est suffisant comme échange.

Qu'une personne très proche de vous s'entretienne avec une aisance impressionante avec un inconu qui n'a pour seul point commun que la discipline universitaire. Que cette même personne ne parle qu'en rengaines stériles, futiles, et agaçantes quand elle est avec vous. C'est bien sûr exagéré mais c'est l'impression dominante et gênante que j'ai de cette journée. Peut-être que ces rengaines ne sont en fait que des colifichets pour éviter tout conflit, pour botter en touche avant même que le danger ne survienne. Marre de ça. Heureusement quelquefois...

