mardi, mai 23, 2006

Particules


Particules
Originally uploaded by géraud.
De l'art de ne s'amuser d'un rien ? Photo de meilleure résolution en cliquant dessus.

samedi, mai 20, 2006

Psychanalyse.


J'ai toujous été versé dans la psychanalyse. Pas que j'y connaisse grand chose ou que je m'improvise freudien, lacanien, etc. Non, mais j'aime à aller chercher des significations dans les gestes, rêves (...), travaux. Ce sont ces derniers "travaux" qui me font repenser au besoin d'avoir fait une psychanalyse dans sa vie. Je dis travaux, mais c'est vaniteux : ce sont mes pauvres retouches, montages photographiques sur Photoshop. Je me chiffonne, me barre, me copie-colle, échange mes propres morceaux de chairs d'une photo à l'autre. Je déchire, crève, ajoute. Membres, bout de nez, d'oreilles, de bouches, d'yeux. Jeu de massacre, danse macabre. Et à toutes mes photos l'envie de donner pour thème la vanité, l'orgueil, la prétention. Il est vrai que l'autoportrait est largement narcissique; que mes photos sont faites pour (me) plaire.
Dernière photo : Autoreconstruction reprend tous les thèmes et toutes les images que j'évoquais. Comme sous titre "L'orgueil". Oui, quoi de plus orgueilleux que de se croire capable de se suffir à soi-même, de se soigner seul. Fanfaronnade !

vendredi, mai 19, 2006

Jeux

vendredi, mai 12, 2006

Demain Aix.

Bon, donc comme le titre l'indique, demain direction aix. Pour pas plus de deux jours je pense mais on verra bien. Celle que doit partir avec moi, je n'ai pas pu la joindre depuis trois jours ! Celui qui devait me rapeller en fin de semaine, je l'attends toujours lui et son coup de fil. Ca promet. C'est quand même cool. Emilie, première fois qu'on sort ensemble plus d'un après-midi (j'exagère, mais de peu). Une des très rares soirées qu'on aura eu. Je doute que ça lui plaise. Soirée électro dans un resto qui pour le coup ne fait pas resto...enfin j'espère, j'ai pas de tunes pour le resto. Je vais prendre l'appareil photo, histoire d'immortaliser. j'ai si peu de photos d'elle. Elle en a quasiment pas de moi. Quand j'y pense, je trouve ça étrange, pas dommage, que nous ne nous soyons jamais fait un seul cadeau...si ce n'est des chocolats de mon côté. Mais je n'ai jamais fêté son anniversaire - je ne fête plus le mien depuis des années. Allez. Go ahead, tête baissé.

Bon anniversaire Adrien :)

jeudi, mai 11, 2006

RIMBAMBINARE

J'aime ce mot. Une illustration.

Vive le patronat.

Non, non. Ce n'est pas ironique bien que. Je viens d'avoir la réponse de la patrone de ma mère. Elle me prend pour ranger la cave de l'entreprise : la cave, c'est-à-dire les archives. Boulot passionnant s'il en est mais quand on a besoin de sous, non pas pour vivre mais pour s'amuser de la même manière on ne crache pas dans la nourriture. Enfin, ce qui est amusant c'est qu'il y a un mois que j'attends cette réponse. C'était d'abord des questions de montages financiers puis dernièrement de morale : si j'embauche le fils d'un cadre on va crier au scandale; c'est pourquoi je ne commence que dans quinze jours. Quinze jours, pour quelle raison ? Parce que Madame la directrice mettra une annonce d'emploi dans le bâtiment pour qu'on se présente s'il l'on souhaite travailler à ranger ces foutues archives et cette cave poussiéreuse. Il faudra déposer CV, etc. Seulement, le gagnant est connu d'avance ! C'est moi. Infame manigance patronesque. Je ne m'en plains pas, ce sera mon premier emploi et me fera le lien avec le festival.

J'ai fini Christion Bobin, La folle allure. Pour un habitant du Creusot (en roulant le r svp), il écrit merveilleusement bien. De nombreux passages m'ont touché. Un livre à recommander...ainsi que l'auteur.

Je prends un plaisir fou à entendre sa voix, l'entendre pas l'écouter, les mots n'ont pas si grande importance, qu'avons-nous à nous dire dans la vie, sinon bonjour, bonsoir, je t'aime et je suis là encore, pour un peu de temps vivante sur la même terre que toi. Que ma mère me fasse part de ses idées sur la mariage ou qu'elle me détaille la recette du lapin aux groseilles, c'est pareil. Les paroles changent,la voix demeure, la voix qui fait son travail esseniel, qui salue, qui répète, qui insiste : je suis là et donc tu es là aussi, vivante comme moi - pourquoi inventer plus, c'est suffisant comme échange.


Christian Bobin, La folle allure

Si proche de ce que je pense et de ce que j'ai pu écrire plus tôt.

dimanche, mai 07, 2006

Manque


Trois semaines que j'ai quitté Aix. Presque deux que je suis à Draguignan. Je commence à en avoir assez. Assez de cette atmosphère familiale. Certes, je mange, je dors, je me baigne, je lis (beaucoup: quatre livres en une semaine). Atmosphère calme, douce, un quasi Eden...enfin. Non ! pas un Eden. il me manque de voir du monde; en décembre après les examens j'ai eu plus d'une semaine à passer ici, seul la journée en attendant que débutent les vacances scolaires. J'ai eu quatre heures horribles, où je me sentais de plus en plus mal, enfermé. Aller dans le jardin ne sert à rien; j'ai dû regarder Men In Black II !! Alors, j'ai pu penser à autre chose. En ce moment, je sens que ça va revenir. Vivement qu'Emilie finisse ses partiels que je voie quelqu'un sur Draguignan. Moi qui toujours me dit indépendant avec un besoin vital de liberté et de solitude; c'est vrai. Mais j'aime aussi, être entouré, non pas pour discuter ou toucher ou quoi que soit. Juste être là avec d'autres, des amis, des personnes que j'aime (bien ?). "C'est bien Vivien, on diait une plante verte" a dit une très chère personne à l'automne dernier. Je l'en remercie, vivement, comme de tous les moments qu'on a pu passer ensemble : deux trois sont réellement agréables. Donc, oui. Une plante verte. Voilà, eh alors pourquoi pas; je ne sens pas nécessairement l'envie de parler, de combler un silence qui n'est pas absence de liens ou de communication et encore moins de compréhension. Qui me connait siat que je sais dire quelque chose. Que je peut parler beaucoup, trop, fort. Vive le silence et les mos utiles tout autant que des discussions futiles. Prises et comprises pour futiles qui ne demandent pas qu'il y ait un échange rapide, volumineux. J'ai hâte de voir Emilie, et de reprendre un peu ma vie aixoise.

samedi, mai 06, 2006

untitled

Qu'une personne très proche de vous s'entretienne avec une aisance impressionante avec un inconu qui n'a pour seul point commun que la discipline universitaire. Que cette même personne ne parle qu'en rengaines stériles, futiles, et agaçantes quand elle est avec vous. C'est bien sûr exagéré mais c'est l'impression dominante et gênante que j'ai de cette journée. Peut-être que ces rengaines ne sont en fait que des colifichets pour éviter tout conflit, pour botter en touche avant même que le danger ne survienne. Marre de ça. Heureusement quelquefois...
J'ai de plus en plus de questions quant aux courriers que je vais faire pour arriver à effectuer mon stage à la Villa Medici en troisième année : ministère de la culture, des affaires étrangères, directeur de la villa directement. Et qu'y ferai-je ? Je ne suis pas lauréat, j'ai pas d'oeuvre à créer, juste une année à passer. A passer à Rome dans un endroit qui me fascine : rien à faire des entreprises et autres universités. Neuf mois dans ce lieu ! Un peu plus culturel que la fashion-connerie aixoise, et moins laconique que l'école. Putain d'école qui feint le prestige alors qu'elle ne cultive que la médiocrité intellectuelle dans les disciplines de culture...rien à faire de l'économie, du droit. Vive la philo, les arts, la littérature, l'histoire.

mercredi, mai 03, 2006

Lecture


Cette année à Aix m'a été profitable sur de nombreux plans. Un me semble particulièrement important: la lecture. je n'avais jamais autant lu. Une réconciliation avec l'objet-livre. Objet ? Presque sujet. C'est quelque chose de magique de singulier d'intime que de lire que de choisir son bouquin. Il m'est souvent difficile qu'on cherche à lire le livre que je lis au même moment; je dois être seul avec celui-ci, dans un rapport plus qu'affectueux, une sensualité de l'oeuvre et du support.
Cette année à Aix est celle où je redécouvre la littérature française. Littérature contemporaine que j'avais délaissée la pensant ennuyeuse et tournant en rond. C'est faux, depuis les années 50-60 la littérature n'est certes pas d'une forme classique mais est réellement merveilleuse à lire, à penser, à écouter. Une écriture bien plus proche du soi, du moi : retranscription littéraire de la pensée qui donne en fait beaucoup de bonheur et en effet l'envie de lire et de relire ces auteurs de la seconde moitié du vingtième siècle.

Piscine


Depuis deux jours que j'essayais de tremper mon corps dans l'eau froide de la piscine, je tentais de chasser cette hiver morbide. Aujourd'hui, j'y suis arrivé. L'eau m'a absorbé, m'a enveloppé. Une eau fraîche, claire, douce. Le vent soufflait, la surface est mouvante. Je nageais, faisais des vagues. Une impression d'été permise par le glissement du corps dans l'eau et l'air chaud au dehors. J'ai été heureux. Une nouvelle fois. Reste plus qu'à trouver la personne qui m'accompagnera. Dans l'eau, qu'elle me rejoigne. Les beaux jours sont là. Le voyage au Liban m'a été très bénéfique. Non pas spirituellement comme certain-e-s ont voulu me le faire croire. Mais juste personnellement, c'est une partie de moi, d'une histoire qui m'est familière et qui ne peut être occultée totalement par les commodités de la vie en France. J'ai rencontré des personnes admirables qui ne vont pas à montrer leur souffrance, leur désillusion. Des personnes qui restent pour offrir du confort à leur famille. En perdant, beaucoup, de leur liberté.

www.flickr.com
géraud's photos More of géraud's photos
Ma photo
Nom : géraud
Lieu : Draguignan/Aix, var, France
Get Firefox! Counters