Une semaine.

Capable de supporter seul une soirée avant leur venue, je me languis que quelqu'un vienne combler le vide immense qui a empli la maison. Ce vide angoissant je ne l'ai pas spécialement ressenti au moment où je suis revenu chez moi après avoir passé ma dernière heure avec eux à attendre le train, mais au moment où j'ai dû redescendre les escaliers vers la cuisine. Mon ventre s'est creusé. Je suis remonté puis descendu à nouveau. J'ai envoyé entre-temps un sms. Pas le premier en ces seulement trois heures. Depuis j'ai posté quatre photos. Trois d'eux, une de moi qui plaisait à l'un d'eux. J'attends fébrilement la venue de mes parents. L'angoisse reprend subrepticement, irrégulièrement.
Ils devaient être trop attachants.


